An Actually-Blind Blind Date

An Actually-Blind Blind Date

“My dad once brought up the mind-blowing question, “Can you imagine what it must be like to see ‘Romeo & Juliet’ and not know how it ends?” I honestly cannot. God help you if you’re one of those people who can’t help but mouth along with the dialogue.”

[…]

““Oh, you’re in advertising! How interesting! I absolutely did not know that because I 100% did not stalk your LinkedIn account via my friend’s LinkedIn account so that you wouldn’t know that I was looking at your profile.””

Have you heard of this website… ;) http://www.googlestalking.com/

 

Bedding lines

 

Personal favourite: “Would you see yourself sharing a cigarette with me in bed?”

Context: in a parked car sharing a cigarette:

(In case you’re wondering: we never burned the sheets.)

 

Most recent line: “I told my friend that you and I were going to fuck someday.”

(Lesson: sleeping with your flatmate is never a good idea.)

 

4.30 am line: “Were you planning on kissing me anytime soon? I need to get my beauty sleep.”

Context: this came after twelve hours of drinking and beating around the bush.

(In case you were wondering: it worked.)

 

Postal line: “Call me” on the front of a pair of knickers / my number on the back.

Recipient: Dominic Cooper (or his agent).

Context: Dominic Cooper seducing his shy gay teacher in History Boys. Cocky, arrogant, beautiful.

Consequence: I sent Dominic (‘s agent) my underwear with the above-mentioned customising. 

(Outcome: he didn’t call. But if I came up over dinner at the Cooper mansion for just a minute, it was worth the five quid the knickers cost, and the stamp too.)

 

Best steal: “Yes.”

Spoiler: it worked.

Context: in films women say: “kiss me”. All the time. And in films the other person kisses back. All the time. Unless the woman is really ugly. In Kramer vs. Kramer, Mr Kramer’s (Dustin Hoffman) secretary is standing in front of him in his office and she simply “yes”. Hoffman is elsewhere (up his own arse) because his wife (Meryl Streep) has left him and he has to deal with a child (his) he barely knows and he doesn’t remember what women look like naked. So when his sexytary says “yes”, he hasn’t seen it coming.

“Yes, what?” he says distractedly. (Or something like that. I’m quoting from memory.)

“Yes, I’ll have dinner with you tonight.”

Fucking fantastic, I thought. I want to be that woman. So I did it. It’s the 21st century now so I did it on email. We had dinner. Or maybe it was just drinks. It’s the 21st century. The point is it worked: we had sex. I mean: he said yes. And it was definitely to dinner he was saying yes.

 

Failed line: “kiss me”.

Nickname of receiver of line: “No.”

How he earned his nickname: The clue is in the name. That is what he said to me.

I had assumed, being his friend’s slightly older sister, that he had a crush on me. That is the way these things are supposed to go. No and me were in a bar queuing for drinks for everyone. Thoughtful and uncalculating as I am, I had naturally offered to help poor No. Bored of the long queue, I turned to No and said: “kiss me”.

“No,” he said.

I could not complain to my brother about his friend’s lack of chivalry. Instead, I spent the rest of the evening complaining to one of No’s friends that No had had the cheek to turn down my polite offer of passing the queue time agreeably. No’s friend said I should have asked him.

I buried No (figuratively – I am not that sort of certifiable) but my brother hadn’t. Eventually, my brother volunteered some advice: don’t bother with Italians. The sisters are sacred. Italians don’t have sex with the sisters.  You get to wondering: how do Italians manage to reproduce? Something you should know about No. No is Italian. My brother waited for me to put Italians and no-sex together.

I bumped into No randomly one day when I was with friends. Our excessive politeness must have given use away. No had barely turned his back that my friend said: “Was that No?”

 

What line should I use next? Answers on a postcard. No, wait, it’s the 21st century. Answers in the ‘comments’ box below. Thanking you muchly. I’ll use the best line and report back.

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GUEST BLOG: 1. Salamandre

  1. Salamandre

Le premier, c’est S., S. comme Salamandre. Le premier après une longue traversée du désert, à deux, de plusieurs années. Le premier aussi d’une longue série qui ne semble plus s’arrêter. Le quatrième, dans ma vie, seulement. Il aura toujours une place spéciale dans mon corps, celui-là, parce que c’est lui qui m’a révélé que je pouvais toujours avoir du plaisir, que tout fonctionnait normalement chez moi et même très bien. Je l’ai rencontré par un site sur lequel je m’étais inscrite peut-être une semaine auparavant. J’avais déjà rencontre quelqu’un d’autre par ce biais, très sympa et plutôt pas mal, mais ça n’avait rien donné, seulement suffi à me mettre en confiance sur la possibilité de rencontrer des mecs normaux par ce genre de site. Pas d’attraction physique, même si plein de choses à se dire. Moment étrange où l’on sympathise tout en sachant qu’on ne se reverra pas.

S., je l’ai vu trois fois en tout et pour tout, dont une, chaste, pour qu’il me rende mes affaires… Et deux, torrides, qui ont marqué mon retour à la vie sexuelle. C’est de la première que je veux parler ici.

Les choses sont allées très vite. En début d’après-midi, un samedi ensoleillé, j’avais discuté en parallèle avec lui et un autre type. L’autre type avait réagi plus vite et j’avais organisé de le voir dans l’après-midi. En parallèle, j’avais suggéré à S. qu’on se verrait peut-être le soir, mais sans m’engager fermement, au cas où le premier rendez-vous « prendrait ».

Ça n’avait pas été le cas mais j’avais finalement retrouvé des amis et n’avais donc pas donné suite à ma proposition. Le fait que je le fasse attendre – involontairement, mais maintenant je sais ! – l’avait considérablement excité. Je l’ai su au nombre de textos qu’il m’a envoyés ce jour-là et jusqu’à notre rencontre quelques jours plus tard.

S. est très beau. Je l’avais vu dès les photos de son profil, et c’est pour ça que je lui avais répondu, à lui, alors que j’avais refusé tous les autres. Grand, fin, noir de ce noir d’ébène qui me fait toujours craquer sur le champ, un sourire enjôleur et les yeux rieur d’un enfant. J’avais été presque étonnée qu’il me « lance un charme », selon le vocabulaire de conte de fées de ces sites de rencontre – comme si le lexique seul pouvait pallier au manque de merveilleux dont souffrent ces sites ! Ce type doit être contacté tout le temps par les filles qui y sont inscrites. Car non seulement il est très beau, mais il maîtrise le verbe, ce qui est pour moi un atout majeur, et son profil est bien écrit, drôle, spirituel, cultivé. Rien ne me séduit plus que les mots, quand ils sont bien agencés et goûtés à leur juste saveur par celui qui les écrit. Et puis, musicalement, on a accroché tout de suite : des goûts proches, mais pas tout à fait similaire, une bonne connaissance de la musique de part et d’autre, et le désir d’échanger aussi sur ce plan là.  Une mention de son goût pour le rythme sur son profil avait aussi éveillé mon intérêt.

Entre le samedi du premier échange, et le mercredi de la rencontre, donc, S. m’a envoyé des textos, qui chacun m’ont un peu surprise et pourtant fait frétiller mon « inner goddess », comme dirait Ana Steele dans Fifty shades of Grey. Il m’avait préparé un paquet surprise, m’en avait prévenue, et s’était réjoui, pendant la journée, de ce qu’il y avait mis. Il m’avait partagé sa joie de me préparer ce paquet, ce qui bien sûr m’avait touchée. Je le retrouve donc le mercredi soir avec une certaine impatience, mêlée de peur et d’excitation : moi qui n’ai pas connu d’autre homme que mon ex depuis des années, moi qui ai perdu toute confiance dans ce domaine, je ne sais pas si je vais avoir envie, si je vais flipper, s’il va m’attirer, et si je me retrouvais coincée chez lui à ne pas pouvoir sortir ? et si, en fait, ce rendez-vous était un sale traquenard que j’allais regretter toute ma vie ? Pourquoi est-ce que je lui ai donné rendez-vous vers chez lui plutôt que vers chez moi ? Et si je n’arrive pas à mouiller ? Est-ce que j’aurai mal ? Est-ce que je suis suffisamment belle ? Est-ce que je suis bien rasée partout ? Je n’ai rien oublié ? J’ai bien pris des capotes ?

Le trajet en métro vers Montreuil, son quartier, fut comme une montée en excitation, ponctuée des messages d’impatience que l’on s’envoyait. Je l’ai attendu sur les marches de la mairie, comme convenu. Quand je l’ai vu arriver, je me suis rassurée tout de suite. Quelle beauté, c’est incroyable, j’ai touché le jackpot, et il a ce sourire… Mon « inner goddess » me félicite. Quelle belle pêche ! J’espère que je vais lui plaire. Il est bien habillé. Il a un petit style H&M : simple, mais bien pensé, assez à la mode, mais pas trop. J’y suis sensible. Matières coton. J’aime déjà.

On va boire un verre, dans un bar sans grand intérêt, en terrasse au milieu des voitures, mais ça m’importe peu, il fait beau, je veux profiter du soleil et de ce bel homme en face de moi. Je passe rapidement sur ce moment où l’on s’observe, souriant tous les deux, ravis lui comme moi, je crois. On décide ensuite de faire quelques courses pour dîner et d’aller chez lui les manger dans son jardin. Je découvre donc son appartement : un sous-sol derrière un garage dans un quartier résidentiel de Montreuil, plutôt petit et assez mal aménagé, mais sympathique et avec surtout, un grand jardin pour s’installer. Dans sa chambre, des lits d’enfants pour ses deux petits dont il m’a déjà parlé et dont il est fou d’amour. Sur la table basse dans le salon, une attention qui me touche : une grande rose fraîche à chaque coin, dont il m’explique qu’il les a cueillies tout à l’heure dans son jardin, et au milieu, le paquet surprise promis. Il savait que je viendrais.

On boit, on mange, on boit, il m’interdit d’ouvrir le paquet pour l’instant, je m’impatiente mais comprends que j’ai intérêt à ne l’ouvrir que quand il m’en donne l’autorisation… On écoute de la musique, beaucoup, il a de bons goûts et surtout une collection incroyable dans son ordinateur, dans laquelle je me perds un peu d’ailleurs. On boit encore, le repas est maintenant fini, et je redemande à ouvrir le paquet. Il me dit oui dans un sourire, mais tient à faire un petit préambule : je peux le prendre au second degré, si je veux, avec humour, enfin bon, il ne faut pas que je m’offense quoi. J’ouvre, vraiment impatiente désormais, j’ai compris que le cadeau était coquin, et en sors d’abord un livre : La grammaire est une chanson douce, d’Erik Orsenna. De la vulgarisation grand public mais de qualité. Je l’ai déjà lu, j’ai bien aimé. « Comme tu es prof de français, je me suis dit qu’il fallait au moins que tu aies lu ça. » C’est finement choisi (bien qu’un peu risqué ! un livre ! il ne savait pas ce qu’il faisait, le bougre !) et ça fait son petit effet. Vient ensuite la clé usb : « Je t’ai mis 3 go de musique, tu me diras ce que tu en penses ». Effet : très réussi ! Je suis enchantée, j’adore qu’on me fasse découvrir des choses et je trouve sa manière très fine, élégante. Puis viennent les choses sérieuses : éléments d’un coffret acheté chez « Passage du désir », j’en sors d’abord un petit plumeau rose fuschia très doux, dont je comprends qu’il sert à se caresser mutuellement. Je ris, et continue, un peu avide, je dois bien l’avouer, pour voir ce que le paquet recèle encore. Un stylo « love pen » qui dévoile, quand on tire sur la petite bande en métal qui dépasse le long du manche, un guide de toutes les positions possibles et imaginables ; un chéquier d’amour, avec plein de demandes coquines à transmettre à son amant ; un bandeau noir pour les yeux… Un bandeau noir ! L’idée me plaît beaucoup, beaucoup. J’ai toujours rêvé qu’on me bande pendant l’amour ! Je crois qu’il perçoit mon excitation. L’atmosphère tourne d’un coup. Il baisse les lumières. Je suis assise sur le canapé et il s’allonge à côté, la tête sur mes genoux. Je prends le petit plumeau et je joue avec nonchalamment, le passant sur son crâne rasé de temps en temps. On continue à parler, mais on ne s’écoute plus. On parle pour faire semblant, encore un peu, pour faire durer ce moment où l’on se désire et c’est très bon. A un certain point, il me dit « t’es où ? », moi, faisant l’innocente, « là, pourquoi ? », il recommence : « t’es où ? » et se relève un peu, m’attrape la nuque, approche ma tête et m’embrasse, d’un baiser profond, sensuel, lent et affamé à la fois. Je n’ai plus peur de rien tout à coup, je sens juste le désir qui m’envahit comme une onde de chaleur, et je m’abandonne petit à petit dans son baiser qui ne s’arrête pas, qui ne s’arrête plus. Assez vite, on enlève nos vêtements et de voir son corps magnifique, son torse bien musclé, sa peau si douce, me fait littéralement tourner la tête (le vin aide, certes…). Plus la moindre trace de doute. J’ai envie de chaque partie de lui. Même son odeur, qu’en temps normal je n’apprécierais pas, je crois, une eau de parfum bon marché, un peu écœurante, m’excite maintenant parce qu’elle sent l’homme qui s’est préparé au sexe. Elle a quelque chose de vulgaire qui me dépayse et m’allume.

S. est un homme qui connaît les femmes, qui sait faire l’amour avec la douceur et la vigueur nécessaire, l’expérience et le doigté requis. Je le laisse me guider, j’en profite, émue de ce moment qui se déroule si parfaitement, concentrée sur mon plaisir. Sans plus réfléchir, assez vite je m’approche de son sexe déjà dur et brandi vers moi, j’en ai envie comme d’une grosse friandise, et, moi qui n’étais pas franchement adepte de la chose, je l’empoigne et le suce comme je n’avais jamais sucé quelqu’un, avec gourmandise, avec faim, j’aime ça et plus je le suce, plus j’ai envie de lui. Je le vois aussi assez étonné et ravi : peut-être lui non plus n’avait-il jamais été sucé comme ça ? Et pendant que je le lèche, le mordille, l’agace et l’avale de tout mon corps, je sens couler de ma chatte le liquide magique, oui, je mouille, je mouille enfin et tellement, je n’ai donc pas de problème physique, je suis étonnée, tout fonctionne, tout fonctionne tellement bien que je suis une rivière qui coule à flots ! Un sentiment de victoire et de joie intense m’emporte dans un rythme plus effréné, tandis que je mouille toujours plus, je m’ouvre à lui, je sens toutes mes pores qui s’ouvrent, je m’impatiente maintenant que je me sens fin prête, et voyant mon impatience il vient vers moi à son tour, et me lèche avec la même gourmandise, la même expertise que dans ses caresses, faisant croître encore mon impatience qui est désormais à son comble, jouant du bout de sa langue avec mon clitoris déjà bien énervé. Soudain, il vient en moi et ça se passe très vite, il est en moi avec une facilité surprenante, en un coup, et ça glisse, ça glisse tout simplement, tout mon corps n’attendait que ça… C’est tellement bon que je sens mon excitation croître encore d’un cran, je ne maîtrise plus rien mais j’aime ça, je sais que je peux aller encore plus loin, je veux aller encore plus loin. Son sexe est long mais pas trop large, la taille parfaite pour explorer mon intérieur sans me faire de mal. Et il explore, tous les coins et recoins de mon con, sortant et revenant, appuyant plutôt vers le clitoris qui s’agace un peu, ou plutôt au fond du vagin qui s’ouvre encore, alternant lenteur et rapidité… Nous faisons l’amour pendant longtemps, je ne sais même plus combien de temps, combien de fois, plusieurs heures, il me fait jouir encore et encore, il bande sans arrêt, ce type est incroyable, beau et endurant comme personne, j’ai toujours un désir intense, une envie folle, et je me laisse faire, je laisse tout son corps s’écraser sur moi en haletant, et parfois je reprends le dessus – les vieilles habitudes – et ça l’étonne, les initiatives que je prends, mais il joue le jeu, il n’est pas insensible à mes coups de bassin secs, durs, saccadés, aux airs dominateurs que je prends parfois s’en m’en rendre compte. De temps en temps on fait une pause, on boit un verre, on fume un joint, mais jamais très longtemps, il a encore envie de moi et réciproquement, nous n’avons pas épuisé toutes nos possibilités… On reprend, toujours avec la même faim, la même force. Il me fait découvrir le massage corporel, corps contre corps, ses mains sont au sol et il est allongé sur moi, et de tout son corps chaud il me masse, d’avant en arrière, d’arrière en avant, avec l’aide d’une huile de massage qui sent bon, cette fois, et chaque parcelle de peau est maintenant complètement en éveil… Je n’en reviens pas qu’il veuille continuer, j’en suis ravie, moi qui ai été tellement frustrée, et chaque coup de queue qu’il me donne, de plus en plus fort, est comme une vengeance contre toutes mes frustrations passées, je le reçois avec une certaine rage, c’est tellement bon, et je lui chuchote de me baiser fort, fort, et plus il me voit gémir plus il me baise fort. Entendre mes râles de plaisir m’excite aussi, je lâche la bride et crie maintenant sans retenue. Et je jouis, encore et encore, et je suis épuisée, et je m’écroule maintenant sur le ventre et sans me laisser le temps de respirer, encore, par derrière cette fois, il me prend et parvient à me faire jouir une dernière fois, épuisée mais encore excitée, incroyable, ravie, étonnée, pleine de sexe, la peau et les sens à vif, rassasiée, repue, lubrique comme jamais…

Dans la voiture où il me raccompagne chez moi, il est peut-être 4 ou 5h du matin, son doigt caresse encore ma cuisse là où ma robe est fendue. Je me sens frémir encore, assez violemment, et je sais qu’on se reverra.

How to get your flatmate to build your Ikea bed in twenty-five simple steps

Step one: buy a wrought iron princess bed from Ikea

Step two: enlist help to build it. Step back to realise it is Ikea’s idea of a 50 Shades bed, as long as it is large, and does not come with slats

Step three: sit in a bottomless giant cot and ponder what step four should be. Consider the possibility that your black silk sheets, red velvet curtains and chandelier might look a bit much against the metal bed frame

Step four: enlist help to take adult cot apart around you, and repack it

Step five: cajole your future flatmate into driving you to Ikea to swap unused sex bed for a normal bed

Step six: smile encouragingly when future flatmate says you two look like an old couple, doing the Ikea thing together

Step seven: call a friend to give advance warning that you are going to sleep with future flatmate. Cons: bad teeth and potential alcoholism. Pros: Ikea-based unarguable sexual tension (see step six) and existence of connecting balcony between rooms. Outcome: sex. Disagree with friend who says it is not unavoidable

Step eight: text future flatmate to invite him over for “apéritif” at half past midnight

Step nine: start a pre-move into the flat, after future flatmate has poured precisely the fourth glass of wine and is returning from the kitchen with another bottle tell him about step seven. Skip pros and cons, arrive directly at logical outcome.

Step ten: note that gingers do not suit a healthy blush. Resume normal conversation

Step eleven: when asked, show your tits. Resume normal conversation

Step twelve: allow future flatmate to kiss you in spite of bad teeth

Step thirteen: agree to meet “later” and dash off because you are late

Step fourteen: arrive late and drunk at your own drinks, announcing that it is because future flatmate was busy staring at your naked breasts from across your future dinner table

Step fifteen: step outside for a cigarette, say, to no one in particular, “oh, a taxi!”, run for it

Step sixteen: text future flatmate to let him know “later” is now

Step seventeen: fall asleep without sending future flatmate the address

Step eighteen: if thigh bruise and elbow graze can be reliable witnesses, assume your race for the taxi was less than graceful. Be grateful you did not let anyone know you were leaving

Step nineteen: return to bar of shame to pick up coat from cloakroom

Step twenty: move in officially. agree to flatmate’s offer of a moving-in drink at eleven am but only to cure hangover

Step twenty-one: assume martyr position in bedless bedroom until flatmate offers his bed

Step twenty-two: generously agree to share flatmate’s bed for restorative nap only

Step twenty-three: ahead of early-morning business trip departure, find a convincing argument to wake flatmate. Tea certainly is one option

Step twenty-four: interrupt convincing morning argument to depart on business trip. Promise to resume upon return. Make your exit via communicating balcony for panache

Step twenty-five: return home to find your new Ikea bed has been built

Step twenty-six: withhold promise of resuming until curtains have been hung

Step twenty-seven: be creative about ways to get your ceiling lamp done.

Unrequited lust in the 21st century

Word of the day: slimsy

flimsy; frail.

Slimsy is an Americanism. It is a combination of slim and flimsy.

Example: “Nice girl . . .” he mused, “but sort of thin and slimsy and delicate, not robust and hearty like the kind of girl you ought to have on a farm.”
(Bess Streeter Aldrich, A White Flying Bird)

 

Unrequited lust in the 21st century

 

What happened to unrequited lust? It came out of fashion when the nineties bowed out. Last time I spotted it, I was watching Four Weddings and a Funeral. And much as I love Andie MacDowell’s bouncy hair, it wasn’t her I was batting for. Hugh Grant and L’Oréal may well agree that she’s worth it. But it was Kristin Scott Thomas who stole the show. She had the bad flowery top and the hats and then suddenly she was amazing and beautiful in a sober black dress and gold bangle on the top of her arm and then we really saw her at last. Hugh Grant didn’t though. She was too smart and sophisticated for him. But the funny thing was she’d pining for him forever. Since the very first time they met, “across a crowded room, she says with an embarrassed laugh, when she finally comes clean. “It’s always been you”. Painful scene to watch: http://www.youtube.com/watch?v=sAufqxmyCQA.

In fact, I can’t even write ‘unrequited love’, it’s too embarrassing. It used to be all Shakespeare ever wrote about. And the rest of them. Perhaps clue number one is in the name. I’m not Shakespeare. The secret is out.  I’ve had more unrequited crushes (telling typo here: I wrote: ‘crushed’) than I care to remember. But no one else seems to be having them anymore. It used to be considered a selfless thing. Lusting after someone without expecting to even have sex with them. Now it’s just embarrassing.

If I had to establish a pattern, I would say a fair number of crushes have tended to be focused on my – younger – brother’s friends. I blame my parents for making me the eldest. I should have had an older brother. Still, my brother is generous and lent me one of his friend for half a year. But that doesn’t fit into the unrequited crushes section. My latest unrequited crush was essentially a real estate accident. I happened to move in next door (randomly, I swear) to one of the more attractive of my brother’s friends. Let’s call him SK. And promptly developed a crush. Which SK may or may not know about. (I blame my brother. I have been conditioned to have crushes on his friends.) The first time SK came over for tea (yes, that really is what he wanted to drink – perhaps everything I ever needed to know was right there in that first one-on-one meeting unchaperoned by my brother) my then-flatmate, let’s call her Helen, walked in mildly inebriated (suffice to say that she once bought a book called ‘Are you an alcoholic and you don’t know it?’) and illuminated us with her younger self’s theory that you could eat whatever you wanted because your body knew to poo out the excess.  SK gently tried to suggest (several times) that men liked to pretend that women didn’t do that. Poo, he meant. He couldn’t even say it.

We’d been having a lovely English polite and boring cup of tea. But when she didn’t take a hint (from him) and lots of frantic signalling (from me), he couldn’t get out of there fast enough. I walked him out. He suggested lunch, I said yes. And kept the victory dance inside.

I ran back to the garden where Helen was having a cigarette. And said very loudly (very unlike me): “Is it wrong that I have a crush on him?” I was barely a second too late realising SK was probably exactly at the level of our garden. To his credit, it took him nearly a year to move to another country.

But still, I didn’t take a hint. Aided by his absence, the crush developed. Not that I didn’t date other people. I’m not that crazy. But a year passed and I caught myself thinking: that wasn’t that long. And another year. I caught myself thinking: only one more year. But I’m not waiting. Of course not. Only a crazy person would. I stopped that thought right there.

Nearly another year passed. I didn’t allow myself to even think it.

Then there was a thing. I bought a dress for the thing. Eight months before the thing. Of course I wasn’t buying the dress because SK might be there. Of course not. It was a just a really good sales bargain. And I needed the dress for the thing. Because my wardrobe isn’t full of dresses.  I bought another dress. A gold one. But it wasn’t for the thing. And I had a backup. But it wasn’t for the thing either. It was a week-long thing. So I packed for three weeks. Only because I like to look good.

It was at the thing that I finally understood what ‘unrequited’ means. It means that he prefers girls with skinny wrists. (As you may have guessed, SK stands for Skinny Wrists. And I should say: I don’t have fat wrists. Bones and other such impediments mean that I will never have skinny wrists, but I do not have fat wrists. I have perfectly normal-sized wrists. In fact, so normal that until recently I had never given them this much thought. )

‘Unrequited’ means he is delighted to make out with a slimsy girl with skinny wrists and have you guess it/hear all about it. It means he doesn’t know when he hugs his mate goodbye (you) and says cheerily “see you soon”, that his mate’s heart is… Well, that’s the point. You can’t say it. Not in the 21st century, you can’t.

And that is how you find yourself recovering from – don’t say it – on a week-long ‘alone-time’ retreat in the countryside, listening to the soundtrack to Ally McBeal (and you just know you’re getting dangerously close to being her, except the skinny wrists), Baby Don’t You Break My Heart Slow on a Friday night with a glass of Amaretto writing a blog about unrequited lust instead of having sex with the object of your (unrequited) affection.

For the same reason, you find yourself saying ‘XOXOXO’ because you Googled (yes, you did) ‘how to lose chin fat’ and one of the most reasonable-sounding answers was that there are muscles in our necks that we don’t exercise much (maybe that’s just those of us who mumble? My father has always accused me of that. Now I know why I have a weak chin) and saying the letters ‘XOXOXO’ over and over again will get those muscles raring. It does. Try it. I did. I do actually have muscles in my neck. I know that now because they hurt. (I’m in the countryside. No one can hear me say my ‘XOXOXOXO’ mantra like I’m in a text-talk sect.)

And why do I want to lose the neck fat? Because SK sent me his favourite pictures of me at the thing. And I had no chin in one of them. Not much I can do about my wrists. So I’m working on my chin. SK didn’t mention anything about chins, but my guess is girls with skinny wrists have a chin. They don’t have breasts. They don’t have a bum. But they probably have a chin.

I forgot to say SK doesn’t like smokers. I’m working my way through a pack of twenty. For the second time today. Moral of the story: unrequited lust is bad for your heath. Next time you see me: you won’t be able to see me. I’ll be that skinny. In fact, thanks to the cloud of smoke in front of me I’ll be completely invisible.

Not much of a change then.

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The list

The idea for It’s Sunday and I don’t have a boyfriend is courtesy of a friend who told me to rip off Sex and the City and Girls. However, before anyone threatens to sue, I have prepared a disclaimer. There are 7 reasons why It’s Sunday and I don’t have a boyfriend is neither Sex and the City or Girls and I have listed them below because I can’t afford to pay intellectual property:
1) Chloë and Ella are too young for the former and too old for the latter
2) Chloë’s Jimmy Choos say ‘made for H&M’ on the inside
3) when Chloë get a cab she moans to the driver about not being able to afford the fare and how pointless it is because she’s going to miss her train/plane/tube anyway
4) none of this takes place in the US (except if Chloë makes it big with this blog and can afford a visit – so share this blog if you want some locational variety in the future)
5) you won’t catch Chloë or Ella using the words ‘dating’ or ‘exclusive’. In other words none of the action does not take place in New York
6) where Chloë and Ella hail from there are two possible states to be in with a boy or man: your Facebook status bears the mention ‘in a relationship’ or you are just ‘seeing each other’, which probably entailed getting you drunk at the pub followed by falling into bed and doing it again until one of the two sobers up and becomes wiser for it. You’ve guessed it: most of this takes place in the UK.
7) we are not a foursome: it is just Chloë and Ella (and the male protagonists)

About Chloë and Ella:
EllaCropped

Chloë and Ella met at school when Chloë was fifteen. Chloë and Ella were both single, then. Some things have changed. For instance they are twice as old. Other things haven’t.
Chloë sometimes wonders whether the data she has collected about men since she was fifteen has been of any use. In moments of pessimism or optimism, depending on how you look at it, Chloë has considered the idea that if she were a lesbian she would fall in love with Ella because Ella is romantic and once gave a boy an onion with the current UK poet laureate’s Valentine poem about an onion and Chloë doesn’t know any men who would give her an onion so falling in love with Ella might have solved some of her problems.

EllaPink

In writing this, Chloë realises there is a flaw in that plan, namely that if Ella didn’t also become a lesbian she would just be a lesbian in unrequited love with her straight friend. Based on her existing experience of unrequited lust with the opposite sex, it’s fair to assume that all sorts of very comparable awkwardness would ensue. Awkwardness is the great equaliser. Best to plough on with men, then.

About It’s Sunday and I don’t have a boyfriend:

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It’s all there in the name.
More specifically, it could be called: It’s Sunday and and neither of us have a boyfriend.
Chloë’s approach is more of a all-about-the-21st-century-go-to-bed-with-whoever-you-want-and-hope-for-the-best. Ella’s approach is a no-one-night-stands-and-hope-for-the-best and might be considered smarter. But this is Chloë and Ella’s recent discovery: Chloë’s double bed may sometimes serve its purpose, and Ella may have gone through a self-described “ice-age-period”… it’s taken both of them to the same place. That place is spelled: N-O-W-H-E-R-E.
To make matters worse, both Chloë and Ella are currently working in fields where their finances are unlikely to afford them an upgrade to non-H&M designer labels anytime soon.
Chloë’s dilemma: does she hang up her feminist heels and try to find a banker willing and able to support a wife whose idea of working doesn’t include bringing home any bacon – or cooking it for that matter? The problem with that dilemma is that the only banker she ever fancied had a wife and she babysat his children. (She kept her mouth shut about that crush, before you start judging.) Another problem with that dilemma is that it remains hypothetical because having not so far successfully ‘bagged’ a regular guy, it seems that the plausibility of meeting a rich one who wants to make her his own personal charity case is somewhat reduced.
Here is a list (in no particular order) Chloë made of types not to go for in future:
– The flatmate
– The is-he-gay?
– The stuck-in-the-friend-zone
– The friends-with-benefits
– The first love
– The boyfriend
– The friend of above-mentioned
– The younger brother’s friend
– The toy boy
– The older man/the writer
– The guy-you-don’t-even-like-but-keep-going-to-bed-with-for-some-reason
– The guy who warranted this quote, lifted from a stand-up comedia: “I would call you a cunt but you’ve lacked the depth and the warmth”
– The one whose two-year-old crawls into bed with you on morning-after date three (and turns out to be a pathological liar – but the daughter was real).

Post scriptum
So now I have to figure out pseudonyms the guys on the list. Not that they would ever admit to reading something that starts with Sex and the City and Girls. Nor would any recognise himself from his tagline on the list. Because it’s a caricature of them, of course. Which doesn’t mean it’s not all true. Stil, it’s only my version. Then again, it’s not my fault the boys/men featured here are too busy shagging their girlfriends (or in one of their cases his boyfriend?) to write their own version. Not that it would be the right version.

Word of warning: don’t start following this blog unless you’re in it for the long haul: we won’t stop It’s Sunday and I don’t have a boyfriend until one of us has had 500 Sundays of Boyfriend.

(After Ella’s married, I’ll just make it a one-woman show. Meanwhile, you can follow Chloe and Ella and guest bloggers

@itssundayand.

EllaGreen